Aéroports de Paris “Nous avons recréé des petites Place de la Madeleine”

Article mis en ligne par · 19 septembre 2013

Chef de marché en charge des activités dites du « core business », qui comprennent notamment les produits de la gastronomie, Pascale Rebardy-Gorges nous parle dans cet entretien exclusif du positionnement des Aéroports de Paris sur le marché de l’épicerie fine. De grands noms de l’épicerie fine sont de plus en plus présents sur les plates-formes des Aéroports de Paris…

Pascale Rebardy-Gorges : Cela correspond à une stratégie que nous avons mise en place à partir de 2007. Elle partait du constat suivant : la gastronomie et, plus précisément, les maisons de gastronomie française étaient extrêmement présentes dans l’imaginaire de tous nos passagers mais sous-représentées dans nos aéroports. Nos études le confirmant, l’heure était venue d’affirmer notre différenciation en tant qu’Aéroports de Paris. Nous avons donc décidé de mettre en avant les marques françaises, de les théâtraliser à la façon de nos grands magasins afin que les passagers, qui s’attendaient légitimement à les retrouver dans le centre de Paris, puissent les identifier assez rapidement au sein de nos linéaires. En quelque sorte, nous nous sommes attachés à recréer au sein de nos aéroports des petites Place de la Madeleine…

Quelle sera la prochaine enseigne à s’implanter chez vous ? 

P. R.-G. : Je ne peux pas vous le dire car nous avons des négociations en cours. En revanche, je peux vous dire que nous avons la volonté de finaliser le maillage de nos terminaux en implantant davantage de corners comme ceux de Ladurée qui ont ouvert au début de l’été, sur le Hall 3 d’Orly-Ouest et à Orly-Sud. Plus généralement, nous maillons de façon plus importante les terminaux ou les zones des terminaux sur lesquels nous savons que nous avons une captation additionnelle de passagers à aller chercher. En parallèle, nous poursuivons le développement de notre offre « gastronomie » en ouvrant, en septembre, une boutique dédiée sur le Hall 2, en zone réservée de la navette. Vous y trouviez jusqu’à présent une petite boutique de 49 m2 qui présentait pour l’essentiel du parfum et assez peu de gastronomie. Vu le potentiel, nous avons ouvert dernièrement sur ce hall une boutique de 120 m2 dédiée à la beauté et nous allons consacrer les 49 m2 de la petite boutique rénovée à la gastronomie : nos marques leaders seront mises en avant et un corner Angelina y sera implanté.

Comment un producteur d’épicerie fine ou une marque peuvent-ils vous contacter pour être référencés ? 

P. R.-G. : Aéroports de Paris en tant que tel n’intègre pas de centrale d’achat dédiée à l’épicerie fine. Nous avons monté, en 2003, une société commune avec Aélia, un des gros acteurs français référents sur le travel retail, et nous avons créé SDA, Société de Distribution Aéroportuaire, qui gère pour notre compte la quasi-totalité des boutiques de nos terminaux à l’exception des marques de luxe La Maison du Chocolat et Ladurée qui nous ont demandé de travailler en direct. L’approvisionnement est réalisé par la centrale d’achat d’Aélia. Donc, quand un fournisseur nous contacte, on le redirige vers SDA qui gère cette question avec la centrale d’achat d’Aélia.

Y a-t-il des tendances de ventes spécifiques à Aéroports de Paris ? 

P. R.-G. : D’une manière générale, on retrouve les mêmes tendances que celles du marché en centre-ville. Notre politique, qui vise à communiquer sur l’élargissement de notre portefeuille de marques auprès des étrangers, est un premier challenge que nous avons relevé avec succès. Notre propos est simple : profitez de votre séjour à Paris pour visiter les monuments et vous imprégner de la culture, et réservez le temps que vous passez à l’aéroport pour votre shopping avec une offre comparable à celle que vous trouvez en centre-ville.

Que sait-on du panier moyen dépensé par les passagers en épicerie fine ? 

P. R.-G. : Je ne peux pas communiquer sur ce thème précis, mais je peux vous dire que le chocolat se porte bien et les fromages aussi… En revanche, nous communiquons volontiers sur le C. A. moyen par passager toutes catégories de produits confondues. Il était en dessous de 10 € en 2006, il est aujourd’hui autour de 17 €. Il s’agit donc d’une très forte progression qui, c’est logique, a profité aux produits de la gastronomie française.

Dialoguez-vous régulièrement avec les marques implantées sur vos sites ? 

P. R.-G. : Oui. Il y a une relation tripartite avec les marques, SDA et Aéroports de Paris. Nous échangeons de façon à ce que les livrables soient en adéquation avec les attendus. Ce qui signifie que nous avons une idée précise de ce que nous attendons par rapport aux surfaces qui sont mises à disposition.

Contact
Société de Distribution Aéroportuaire
6, avenue d’Alsace, 92400 Courbevoie
Tél. 01 46 41 78 00
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