Capucine, plus qu’une épicerie, un lieu de vie !

Article mis en ligne par · 11 juillet 2018 ·

IMG 9173Annick Armani a eu mille vies ou presque… Un parcours riche en tous cas, et toujours basé sur les rencontres, l’échange et le partage.

Une vie d’hôtesse de l’air après des études d’économie, pour multiplier les rencontres et découvrir de nombreuses cultures. Une pause pour élever ses enfants, et prendre le temps de les voir grandir mais sans jamais totalement cesser toute activité en ouvrant par exemple  des chambres d’hôtes, trois au total, pour accueillir des touristes et nouer de nombreuses relations. Puis c’est une reconversion en chef de projet multimédia, en visionnaire, à l’air des balbutiements du numérique au début des années 1990 et enfin, l’opportunité de créer Capucine, à Giverny.

UN GRAND JARDIN DANS L’ESPRIT D’UN VILLAGE

C’est le poste qu’elle occupe alors en qualité d’hôtesse d’accueil au musée des impressionnistes de Giverny qui permet à Annick Armani d’être informée de la mise à dispositionIMG 9172 d’un espace situé entre le musée et les jardins de Monet. Il n’en faudra pas davantage pour qu’en 2010 elle se lance avec son mari paysagiste dans ce nouveau projet. L’envie du couple est commune : créer un lieu de vie et d’échanges sur le thème du végétal. La capucine s’impose et la charte d’aménagement se construira autour de cette fleur dont les couleurs influenceront notamment le choix du mobilier. C’est Thierry Huau-Armani, l’époux d’Annick, qui dessinera ce site articulé autour d’une bambouseraie, d’un jardin, d’un bassin et d’un chapiteau permettant à chacun de trouver l’espace adapté à ses envies. L’activité commerciale démarrera avec une boutique et un snack, puisqu’aucune offre de ce type n’existe alors aux alentours.

UN LIEN DIRECT AVEC SON ENVIRONNEMENT

En ouvrant la boutique il n’était pas question de proposer peintures ou œuvres d’art en concurrence avec l’offre existante mais un univers de créations exclusives autour du végétal. Bijoux confectionnés en papier froissé, livres ayant un rapport direct avec la région, parapluies en forme de fleurs, carnets réalisés par une association locale, articles en osier made in Normandie, et sirops de rose et de violette en lien avec le restaurant seront ainsi vendus au public. Le restaurant propose quant à lui des plats simples, « comme à la maison », avec là encore une résonnance locale : poulet Vallée d’Auges, Daube de bœuf et Tartiflette aux fromages du pays par exemple. Et pour assurer une production 100 % maison, la Capucine a renforcé ses équipes en créant un poste de pâtissier.

IMG 9176L’ÉPICERIE FINE

Pour compléter l’offre, Anne Armani a profité du départ de la maison du tourisme, trop à l’étroit au fond du jardin, pour investir le local, et enfin créer son épicerie fine. Depuis le 23 mars dernier, elle propose 3000 références sur 60 m2 afin d’offrir un maximum de choix aux quelques 650 000 touristes de passage chaque année dans le village, mais également pour satisfaire la clientèle locale qu’il ne faut pas négliger. Chaque produit a été minutieusement sélectionné pour ses qualités intrinsèques mais aussi pour son rapport évident avec le site exceptionnel de Giverny. Les contenants de petite taille ont été favorisés, dans la mesure du possible, pour permettre aux touristes d’emporter un maximum de souvenirs. Les confitures d’Éric Ribot (La Fontaine à confiture) se prêtent notamment au jeu avec des parfums figue violette, en écho aux jardins, ou pomme-coing en clin d’œil aux fruits de la région. L’emprunte locale est forte et fait figure de valeur ajoutée avec la qualité des produits. En rayon, des bières brassées à 5 kilomètres du domaine, le miel d’un apiculteur-récoltant normand, des cidres pressés et embouteillés à quelques kilomètres par la ferme des ruelles, et, dans la gamme salée, moins de proximité mais tout autant de rigueur dans le choix des cornichons de la maison Marc, des tartinables « Le Temps des Mets » ou de « l’Artisan Popol ». L’exigence de la sélection allant jusqu’à l’emballage qui doit être pratique, fonctionnel et recyclable. IMG 9177

 

 

UN CONCEPT UNIQUE

Avec 18 salariés dont 14 à temps plein, ce lieu mêlant culture, nature et bonne chair reste unique en France. C’est pourquoi Anne Armani et Thierry Huau ont confié à leur fils Alexandre le soin de développer leur concept. Une première ouverture est normalement prévue à Temple sur Lot (47) en 2019-2020.

Michel Tanguy