Conseil National du Commerce

Conseil National du Commerce : Des avancées concrètes

La ministre Olivia Grégoire a réuni, mardi 5 mars à Bercy, le Conseil National du Commerce en présence de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris et de Marc Guillaume, préfet d’Île-de-France.

Lancé le 25 avril 2023, le Conseil National du Commerce est d’une part un lieu d’échanges entre les commerçants et les pouvoirs publics autour de leurs enjeux du quotidien (transition écologique, simplification administrative) ; d’autre part, il permet d’anticiper et de préparer l’avenir du commerce: Commerce serviciel, l’innovation comme la maîtrise de l’intelligence artificielle, ou encore les synergies que le commerce peut générer avec l’industrie.

En moins d’un an d’activité, 36 réunions des groupes de travail se sont tenues, 450 entreprises, organisations professionnelles et associations d’élus locaux y ont participé. Le CNC a formulé des propositions sur de nombreux sujets comme les ZFE, la décarbonation, les délais de paiement ou encore la simplification.

En ce qui concerne la simplification, une première volée de mesures sectorielles a été annoncée sur la base des propositions du Conseil National du Commerce.

  • Un délai de quatre mois était nécessaire pour obtenir l’autorisation d’ouvrir un commerce dans une galerie marchande ou un centre commercial. Cette procédure d’autorisation est remplacée par une procédure de déclaration pour les cellules commerciales de moins de 300m2 des ERP de type 1,2 et 3 dès lors que la déclaration est certifiée par un bureau de sécurité agréé par le Ministère de l’intérieur et dès lors que l’activité n’évolue pas (commerce reste un commerce, et ne devient pas un restaurant).
  • Une série de mesures sur les autorisations d’exploitation commerciale (AEC) avec la dématérialisation des AEC, l’alignement des délais entre les permis de construire et les AEC, la ventilation des droits commerciaux au sein d’un ensemble commercial pour faciliter tous les regroupements – déplacements de magasins au sein d’un centre commercial et enfin la réduction des recours dilatoires contre les AEC formés par des concurrents, qui devront justifier d’un intérêt affecté de manière significative, directe et certaine pour avoir intérêt à agir contre une AEC.
  • Sur les baux commerciaux, qui pèsent sur la trésorerie des commerçants, que ce soit des plus petits d’entre eux ou des enseignes, la Ministre a annoncé sa volonté de parvenir à une mensualisation des loyers, en recourant à la loi lorsque ce sera nécessaire, renvoyant aux parties prenantes le soin de s’accorder sur une contrepartie et une modalité de mise en œuvre.

Olivia gregoire Mme Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation. Photo : Hamilton De Oliveira

En présence du Préfet de Police et du Préfet de la Région Île-de-France, les commerçants ont pu également aborder le sujet du commerce lors des Jeux-Olympiques et Paralympiques, notamment les enjeux de sécurité, de livraison, ouvertures dominicales exceptionnelles lors des JOP.

A cette occasion, la ministre a tenu à rappeler l’impact positif des JOP sur l’économie française, notamment l’économie de proximité composée essentiellement de commerçants, d’hôteliers et de restaurateurs.

Enfin, la ministre a par ailleurs annoncé son intention d’ouvrir deux nouveaux chantiers au Conseil National du Commerce avec le commerce de centre-ville d’une part et l’innovation et l’intelligence artificielle au service des commerçants d’autre part. Ces chantiers permettront de moderniser le secteur du commerce afin de le rendre encore plus compétitif, adapté aux besoins des consommateurs et en phase avec les enjeux de notre siècle. « Créé il y a moins d’un an à la demande des acteurs du commerce a déclaré Olivia Grégoire, le CNC a formulé de nombreuses propositions qui témoignent d’échanges nourris et fertiles entre ses membres et les pouvoirs publics. Les Jeux Olympiques et Paralympiques qui arrivent à grands pas, seront, j’en suis convaincue, un véritable tremplin pour renforcer l’activité de nos commerçants et leur permettre de continuer à croitre, innover et recruter. Il est du devoir des pouvoirs publics de lever les freins à ce développement en simplifiant la vie de nos commerçants trop souvent embolisés dans la gestion administrative au détriment de leur activité. C’est le sens des annonces que j’ai faites aujourd’hui. »

 

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