Eau du robinet : les Français prêts à changer leurs habitudes en 2026

Boire l’eau du robinet plutôt que de l’eau en bouteille, filtrer davantage, réduire le plastique et surveiller la qualité de l’eau : en 2026, les Français affichent une véritable volonté d’évolution dans leurs usages. C’est ce que révèle une enquête menée auprès de 3 512 personnes par le Groupe Bordet, acteur historique du charbon végétal, qui met en lumière un tournant progressif mais net dans le rapport à l’eau. 

 

Première donnée clé : 53 % des Français déclarent vouloir modifier leurs habitudes de consommation d’eau cette année. Dans le détail, 19 % se disent certains de changer et 34 % probablement. Face à eux, 41 % n’envisagent pas d’évolution, signe que les pratiques actuelles restent ancrées, mais que la dynamique est désormais du côté du changement. 

Moins de bouteilles en plastique, plus de robinet

La réduction des bouteilles d’eau en plastique apparaît comme l’un des moteurs principaux de cette évolution. En 2026, 57 % des répondants prévoient d’en acheter moins (25 % « beaucoup moins », 32 % « un peu moins »). À l’inverse, seuls 3 % envisagent d’en acheter davantage, tandis que 24 % ne prévoient aucun changement et 16 % ne se sentent pas concernés ou hésitent encore. Parallèlement, l’eau du robinet gagne du terrain. Si elle est déjà largement consommée, 39 % des Français comptent en boire plus en 2026 (11 % beaucoup plus, 28 % un peu plus). Près de la moitié (48 %) ne changeront pas leurs habitudes, tandis que 6 % envisagent d’en boire moins, reflet d’inquiétudes persistantes liées à la qualité ou à la présence de polluants. 

La filtration devient un réflexe

La grande tendance de fond concerne le traitement de l’eau du robinet. Au total, 68 % des Français filtrent déjà ou envisagent de le faire en 2026 : 24 % filtrent déjà systématiquement, 18 % prévoient de le faire de façon régulière et 26 % occasionnellement. Seul un quart de la population (25 %) ne compte pas filtrer son eau. La purification s’installe ainsi comme un geste du quotidien, entre recherche de sécurité sanitaire et amélioration du goût.  Comme le résume Cyril Flores, président du Groupe Bordet, il s’agit d’un changement de mentalité : « on ne subit plus la qualité de l’eau, on la sécurise ». Cette approche illustre une montée en compétence des consommateurs, qui veulent reprendre la main sur ce qu’ils boivent. 

Capture d’écran 2026 02 02 à 11.11.39

Un besoin fort d’information

Cette évolution s’accompagne d’une demande accrue d’information. En 2026, 55 % des Français déclarent qu’ils se renseigneront au moins une fois par an sur la qualité de l’eau qu’ils consomment, dont 25 % au moins une fois par trimestre. À l’inverse, 37 % ne prévoient pas de démarche particulière. Les données officielles, accessibles commune par commune, constituent une base, mais tous ne savent pas vers quelles sources se tourner.  Les sources officielles (mairies, agences, fournisseurs d’eau, rapports publics) sont citées par 49 % des répondants, devant les médias et réseaux sociaux (34 %) et les applications ou sites comparatifs (27 %). Mais 42 % déclarent ne pas se renseigner ou ne pas savoir comment faire, révélant à la fois un déficit de repères et une confiance parfois implicite dans le système. 

Des « rés-eau-lutions » très concrètes

Au-delà de la boisson, l’eau s’inscrit dans une logique plus large d’écogestes. La priorité numéro un pour 2026 reste la réduction du gaspillage : 61 % des Français veulent adopter des gestes simples (douches plus courtes, couper l’eau, etc.). L’abandon de la bouteille progresse aussi, avec 52 % qui comptent utiliser une gourde ou éviter l’eau en bouteille à l’extérieur. Les actions techniques suivent : 43 % veulent réparer rapidement les fuites ou mieux suivre leur consommation, et 42 % envisagent d’installer des équipements économes (mousseurs, pommeaux de douche économes, récupérateurs d’eau). Même le tri et le recyclage des bouteilles restent présents (33 %), preuve que la transition se joue à plusieurs niveaux. Au final, l’année 2026 semble marquer un basculement progressif : moins de plastique, plus de robinet, davantage de filtration et une attention accrue à la qualité. L’eau, longtemps considérée comme un acquis invisible, devient un sujet actif de choix, d’information et de responsabilité individuelle.

 

 

Méthodologie : Enquête réalisée en janvier 2026 auprès de 3 512 personnes de plus de 18 ans. Sondage effectué en ligne à partir du panel de répondants BuzzPress (27 700 personnes en France). Sondage électronique envoyé par email et publié en ligne sur les réseaux sociaux Facebook et LinkedIn. Les réponses ont ensuite été compilées et redressées en fonction de quotas préétablis visant à assurer la représentativité de l’échantillon et afin d’obtenir une représentativité de la population visée. Toutes les pondérations s’appuient sur des données administratives et sur les données collectées par l’INSEE.

Partager sur :

Facebook
Twitter
LinkedIn

Abonnement Newsletter

« * » indique les champs nécessaires

Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.
En validant ce formulaire, j’accepte de recevoir les Newsletters Le monde de l'EPICERIE FINE. J’accepte également que mes données soient réutilisées conformément à notre politique de confidentialité.