Hélène et les violettes

Article mis en ligne par · 19 novembre 2013 ·

Elle n’a pas besoin de le dire, cela se voit : le violet est sa passion. Et il suffit de parler quelques secondes avec Hélène Vié, créatrice du Jardin d’Elen il y a juste vingt ans, pour comprendre que toute son existence est consacrée à la violette de Toulouse, ville où elle a installé ses bureaux sur une péniche showroom repeinte de sa couleur fétiche et justement baptisée La maison de la violette.

« Je suis une inconditionnelle, confesse cette ancienne assistante sociale de l’armée, je me bats pour sauver cette fleur locale, qui a bien failli disparaître du paysage après un trop rude hiver. » Elle-même productrice de ladite fleur, Hélène Vié s’est lancée il y a peu dans l’écriture d’un livre où elle nous dit tout de sa culture et des usages que l’on peut en faire.

En attendant, elle propose aux amateurs une gamme alimentaire qui s’enrichit chaque année de nouvelles trouvailles. Les dernières en date ? Un thé rouge à la violette de Toulouse et une infusion qu’elle est seule à produire sur le marché. Avec 1 million d’euros de chiffre d’affaires, son entreprise (huit employés et une quarantaine de sous-traitants) a toutes les raisons de voir l’avenir en… rose. Porté par quelques best-sellers vendus en épicerie fine (fleurs cristallisées, confiture, sucre aromatisé, sirop…), le Jardin d’Elen plaît aussi à l’étranger où l’entreprise réalise 8 % de son C.A. Surtout en Russie où, selon Hélène Vié, on est particulièrement friands de nos particularités gastronomiques.