INTERCAVES : du verre à l’assiette

Article mis en ligne par · 8 octobre 2013

Propriété du groupe Richard depuis avril 2011, le réseau InterCaves a entrepris une véritable mutation, sur le fond et dans la forme, sur l’air général de la montée en gamme. Hier encore confidentielle, l’offre d’épicerie fine est au cœur de cette évolution.

Foies gras et plats cuisinés du Sud-Ouest concoctés par la maison béarnaise Argaud, produits de la mer venus tout droit de Paimpol via l’Atelier du Cuisinier, caviar d’aubergine, pesto d’artichaut et autres tapenades signés L’Épicurien (Montpellier), tartinables du périgourdin Valcoly, poivres d’origine indienne ou malgache, vinaigres de xérès et épices du monde puisés dans le sac de voyage de Gérard Vivès, l’une des grandes pointures du secteur… en 2013, le caviste d’InterCaves se met à l’heure de la gastronomie, et, en l’occurrence, de la belle gastronomie, à travers une offre Epicerie fine qui a pris, depuis deux ans, une dimension toute particulière.

“Tout cela n’est pas le fruit du hasard, il y a un avant et un après 2011.”

Des produits qui ont une histoire à raconter. Pour Jean-Marc Demange, qui pilote la direction des achats du réseau depuis mars 2012, tout cela n’est pas le fruit du hasard : « Il y a un avant et un après 2011, explique-t-il en évoquant la reprise de l’enseigne par le groupe Richard. Hier encore, un magasin InterCaves ne commercialisait l’épicerie fine que sur un mode ponctuel et relativement basique, y compris sur le plan qualitatif. Notre volonté est au contraire d’en faire une offre permanente à part entière, positionnée dans le “haut de gamme accessible”, avec à la clé des produits qui ont de vraies histoires à raconter.

“L’objectif est que chaque magasin InterCaves dispose d’une offre globale en termes de gastronomie.”

L’amateur de vin a un profil majoritairement masculin, et il est nous est déjà acquis ; maintenant, l’idée est aussi de toucher et de fidéliser son épouse. Cette nouvelle démarche devrait y contribuer

Déjà plus de 100 références au compteur. Dès lors, pas question de s’arrêter là. Après les thés, cafés et infusions de la marque Comptoir Richard, qui ont rejoint ce printemps un catalogue déjà riche de plus de 100 références, de nouveaux développements sont à l’étude : le chocolat, les huiles, l’épicerie sucrée voire le fromage ou les produits de salaison.

« Nos cavistes apprennent à exercer leur métier différemment en préconisant des accords mets-vins sur mesure, directement liés aux produits vendus en magasin, précise Jean-Marc Demange. Ils étaient hier des monospécialistes du vin, ce seront demain des multispécialistes de la gastronomie. »

En tout cas, ceux qu’il a déjà convertis ne le regrettent pas : « Le chiffre d’affaires Epicerie fine n’est que du bonus, et il représente jusqu’à 10 % de l’activité globale. » Affaire à suivre par conséquent. Belles affaires, même.

Guy Leray

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