Histoires de Goûts

« Une écoute active », la clé du succès de l’épicerie fine Histoires de Goûts

Commerce de proximité par excellence, l’épicerie fine Histoires de Goûts à Dalouas s’est imposée au fil des années grâce à l’exigence constante et le sens de l’accueil de sa fondatrice, Nelly Anglard. Articles de qualité, connaissance fine des produits, conseil personnalisé pour chaque client et sourires quotidiens : une équation gagnante pour cette épicerie qui fêtera ses 16 ans en juin ! Échange avec la gérante.

Le Monde de l’Épicerie Fine – Nelly, pouvez-vous revenir sur la genèse de votre épicerie fine Histoires de Goûts ?

Nelly Anglars – Avant d’ouvrir Histoires de Goûts, j’étais fleuriste de métier. Je n’avais pas de boutique fixe : je travaillais sur les marchés, ce qui m’a permis de tisser des liens avec des producteurs passionnés. À l’époque, j’ai été confrontée au déclin de la fleuristerie et en parallèle j’ai eu des soucis de santé qui m’ont poussée à réfléchir à une reconversion. Sur les marchés, je côtoyais des apiculteurs, des confituriers, des bouchers… et petit à petit, l’idée a germé de créer une coopérative de producteurs pour regrouper plusieurs savoir-faire dans un même lieu. Ce projet n’a finalement pas abouti, pour différentes raisons, mais je ne voulais pas abandonner cette envie de mettre en lumière d’excellents produits.

C’est ainsi que j’ai décidé de créer ma propre épicerie fine. Histoires de Goûts, c’est une aventure née de rencontres et de l’envie de raconter des histoires de saveurs, d’odeurs, de goûts… J’avais aussi à cœur de retrouver ce que j’aime par-dessus tout dans le commerce : le contact humain et le conseil. À l’ouverture, en 2010, il y avait très peu de commerces à Daoulas : seulement un caviste, une boulangerie et un supermarché. La commune a beaucoup évolué grâce au travail de la municipalité pour redynamiser le centre-ville. Par ailleurs, Daoulas est un lieu de passage, au carrefour de cinq communes, avec une belle attractivité touristique dès les beaux jours.

Depuis le début, mon fil rouge est de promouvoir le bon et le bien manger pour tous, y compris pour les enfants.

LMEF – Pouvez-vous nous faire découvrir vos rayons et les produits qui s’y trouvent ?

N.A. – Dans les rayons d’Histoires de Goûts, on trouve avant tout des produits locaux mais aussi des références choisies avec soin venues d’un peu partout en France. Mon objectif est que chacun puisse y trouver de quoi se faire plaisir au quotidien mais aussi de belles idées à offrir, pour toutes les occasions.

Le thé est ma spécialité : je propose aujourd’hui plus de 150 références sélectionnées auprès de quatre maisons réputées : Comptoir Français du Thé, La Route des Comptoirs, Orientis Gourmet et Vert-Tiges. Les amateurs de café ne sont pas en reste : je travaille avec Avel Cafés, un torréfacteur basé à Saint-Renan. Ces deux rayons reflètent bien l’esprit de la boutique : du goût, de la qualité, du conseil… et toujours l’envie de faire découvrir et de partager.

LMEF – Votre épicerie fine fêtera ses 16 ans en juin ! Quelles sont, selon vous, les raisons de son succès ?

N.A. – Je pense que si Histoires de Goûts fonctionne depuis bientôt seize ans, c’est avant tout parce que je mets beaucoup d’importance dans la relation humaine. Je prends le temps d’écouter chaque client, de comprendre ses envies, ses goûts, son budget et de comprendre pour qui est cet achat : est-ce pour se faire plaisir, offrir, remercier, ou marquer une occasion… ? J’ai toujours aimé ça et je crois que les gens le ressentent.

Je mets aussi un point d’honneur à connaître tous mes produits : leur composition, leur goût, leur origine ainsi que le parcours des personnes qui sont derrière. Les clients veulent qu’on leur raconte des histoires : celles des produits, des producteurs… mais ils ont aussi besoin qu’on les écoute vraiment et qu’on les conseille. Je pense que c’est essentiel de ne pas l’oublier quand on tient un commerce de proximité.

Mon passé de fleuriste m’a aussi beaucoup servi : j’accorde un soin particulier à la réalisation des paquets cadeaux et des paniers garnis. Tout le monde peut avoir un paquet cadeau, il n’y a pas de minimum d’achat, et les gens le savent et apprécient. J’avais vraiment à cœur que tous les portefeuilles puissent se faire plaisir chez moi. J’ai même des enfants qui viennent acheter un petit cadeau, pour la fête des mères par exemple, parce qu’ils savent qu’ici ils seront accueillis, même avec un tout petit budget. Le marché dominical de Daoulas m’a aussi énormément aidée : il attire beaucoup de monde.

Enfin, je pense que mes vitrines, que je renouvelle très régulièrement, ont fini par faire parler d’elles, notamment celles de Noël. D’ailleurs, pendant plusieurs années, j’ai participé au concours national La plus belle vitrine de Noël de Petits Commerces, et j’ai même été primée. C’est devenu un petit événement : les habitués attendent ma vitrine de Noël avec impatience… et en profitent pour venir me rendre visite.

LMEF – Quel bilan pouvez-vous tirer de la période de Noël 2025 ?

N.A. – La période de Noël 2025 a été plutôt bonne, même si elle a démarré plus lentement que d’habitude. J’ai vraiment commencé à bien travailler autour du 12 décembre, ce qui est tard par rapport aux années précédentes. Certains confrères ont même démarré encore plus tard, donc je ne vais pas me plaindre.

Et finalement, une fois que les premiers clients sont venus, tout s’est enchaîné naturellement. Au global, l’année s’est très bien terminée pour moi ; je suis contente.

LMEF – Quel est votre panier moyen ?

N.A. – Sur l’année, mon panier moyen est d’environ 23 euros. Au mois de décembre 2025, avec la période de Noël et les achats de cadeaux, il est monté à 38 euros.

LMEF – Quelle est la prochaine étape pour Histoires de Goûts ?

N.A. – Les projets ne manquent pas (sourire). J’ai à cœur de continuer à découvrir de nouveaux producteurs et à faire entrer de nouveaux produits en rayon pour les amoureux de découvertes culinaires.

Je tiens à poursuivre mon engagement autour du bon et du bien manger pour tous, y compris pour les enfants : le “vrai chocolat”, par exemple, n’est pas réservé aux adultes. J’ai à cœur de le faire découvrir et adopter par les plus jeunes.

Enfin, cette année, je vais rafraîchir la devanture de l’épicerie fine.  

Propos recueillis par Laura Margis

Fiche technique

Date d’ouverture : juin 2010

Nom de la gérante : Nelly Anglars

Surface de vente : 40 mètres carrés

Nombre de références : 1500

Nombre de personnes sur la surface de vente :

Histoires de Goûts

9 rue du Pont, 29460 Daoulas

02 98 25 86 98

histoiresdegouts.daoulas@orange.fr

Facebook : @Histoires de Goûts-Epicerie Fine

Instagram : @histoires_de_gouts_daoulas

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