Les Epicures de l’année 2024 : l’épicerie Racynes

Gagnant dans la catégorie Commerce Mixte de l'année

Épicerie Racynes : l’interaction comme valeur ajoutée

Après avoir fait carrière dans deux domaines très différents, Jonathan et Claire Rivière ont décidé de s’investir en couple à Angers dans un commerce à leur image, offrant à une clientèle de quartier de quoi faire ses courses du quotidien avec des produits de grande qualité.

 

LMEF – Qu’est-ce qui vous a poussé à vous inscrire pour ce Prix ?

JONATHAN RIVIERE – Je connaissais les Épicures qui est un salon où je me suis rendu plusieurs fois en tant que chef ; j’adore ce rendez-vous et les produits que l’on peut y trouver. Et j’ai toujours été dans ma vie de restaurateur un fan de concours, alors quand nous avons eu notre épicerie, je me suis dit pourquoi pas ? Cela dit, on ne s’attendait pas du tout à gagner… Du coup, nous avons déjà contacté les médias locaux, presse, radio et télé avec France 3.

LMEF – Vous avez créé votre commerce en septembre 2023. Quel était votre projet ?

J.R – L’idée c’était vraiment d’avoir un commerce de proximité où les clients puissent retrouver plein de produits choisis pour leur qualité, tout en essayant de travailler en circuit court au maximum. On voulait avoirdes produits frais, des fruits, des légumes et proposer une offre de saison et locale. On voulait aussi proposer un peu de fromage, de charcuterie et des produits d’épicerie fine qui regrouperaient un peu tout en se concentrant vraiment sur la thématique de l’apéritif. Et une belle sélection de vins également parce que c’est une chose à laquelle je tiens.

LMEF – Quelle est votre clientèle ?

J.R – Elle est de plusieurs types. Du quartier pour tout ce qui va être les courses du quotidien : fromage, charcuterie, les fruits et légumes. Ensuite, on a une clientèle d’actifs qui vient vraiment pour la restauration à l’heure du déjeuner, elle est très féminine. Enfin, il y a une clientèle qui est plus en achats plaisir pour la partie épicerie fine, et là on est plutôt sur les 30-40 ans.

LMEF – Quelles sont vos meilleures ventes en épicerie fine ?

J.R – Pour la partie sucrée, ce sont les confitures et pâtes à tartiner. La partie salée : ce sont les chips et tous les produits apéritifs.

LMEF – Êtes-vous satisfait de vos débuts ?

J.R – Oui, les objectifs sont là, la restauration fonctionne mieux que ce qu’on avait prévu, ce qui me permet de créer du flux sur un moment de la journée où en épicerie fine c’est très calme. Je travaille uniquement avec des produits frais, et pour ce qui est fromage, charcuterie, fruits et légumes, il s’agit des produits que nous vendons dans la boutique.

LMEF – Avez-vous des projets de développement ?

J.R – C’est une bonne question. On aimerait bien travailler davantage dans le futur la partie B2B : les coffrets cadeaux pour les entreprises, mais aussi la partie traiteur en événementiel. Cela se fait déjà pas mal, mais ce sont surtout des grosses enseignes qui le font et les petites structures travaillant sur du qualitatif sont plus rares. Il y a donc une carte à jouer.

LMEF – Avez-vous un message à partager avec vos confrères ?

J.R – Je leur dirais qu’il ne faut pas avoir peur, il faut continuer à faire vraiment ce qui leur plaît et choisir des produits où il y a une histoire à raconter. Quand on peut parler du produit, du producteur… l’interaction avec le client, c’est ce qui fait la valeur ajoutée du commerce.

Épicerie Racynes – 22 rue Saint-Julien 49100 Angers – Tél. 09 86 72 88 89

epicerieracynes.com

 

Un palmarès particulièrement représentatif

Épicerie fine de l’année, commerce mixte, épicerie étrangère, réseaux et sites marchands : c’est au cours d’une réunion organisée le 18 avril dernier à l’Appartement de La Tour d’Argent que le jury a pu délibérer dans une atmosphère très privilégiée.

Présidé pour la quatrième année consécutive par André Terrail – propriétaire de La Tour d’Argent – et parrainé par David Gallienne – chef étoilé du Jardin des Plumes à Giverny – le jury était enrichi cette année par la présence de deux nouvelles personnalités :

Lucie Basch, cofondatrice de Too Good To Go et l’architecte d’intérieur Émilie Bonaventure. Chaque membre ayant pris soin d’étudier les 70 candidatures en amont, la matinée a suffi pour que le jury se mette d’accord autour d’un palmarès qui est particulièrement représentatif du paysage de l’épicerie fine actuelle, dans toute sa diversité et sa richesse. Les commerces mixtes et l’épicerie fine française ayant rassemblé le plus de dossiers ont naturellement davantage nourri les débats, et chaque juré a pu développer ses arguments pour défendre ses préférences. Finalement, cinq Prix et un Coup de coeur – attribué à Verdure à Lille – ont été remis lors d’un dîner organisé le dimanche 28 avril à l’Hôtel Poulpry à Paris, une adresse chargée d’histoire où étaient accueillis tous les participants qui avaient pu faire le déplacement.

 

De gauche à droite : Marie-Edith Lecoq (dirigeante Le Monde de l’Épicerie Fine), Samy Vischel (président CEO Fauchon), André Terrail (propriétaire de La Tour d’Argent), Émilie Bonaventure (architecte d’intérieur Be-attitude), Alessandra Pierini(spécialiste de l’Italie, chroniqueuse sur France Inter et auteure), Florent Simonneau (directeur commercial et marketing Chronofresh Delifresh), Lucie Basch (cofondatrice de Too Goo To Go), Alexis Roux de Bézieux (président de la Fédération des Épiciers de France et fondateur et dirigeant de Causses), David Gallienne (chef du restaurant Le Jardin des Plumes à Giverny), Bruno Lecoq (directeur de la rédaction Le Monde de l’Épicerie Fine), Pascal Mièvre (fondateur et dirigeant de L’Épicerie Fine Rive Gauche).

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