La campagne de production d’huile d’olive française 2025-2026 en France dessine un paysage contrasté. Alors que certaines régions, comme l’Hérault ou les Pyrénées-Orientales, célèbrent des récoltes exceptionnelles, d’autres, comme les Alpes-Maritimes, subissent des pertes historiques. Entre signes de qualité et défis climatiques, la filière française mise sur son savoir-faire pour séduire les amateurs éclairés.
Une récolte d’olives française 2025-2026 inégale
Olivier Nasles, président de l’Interprofession de l’huile d’olive en France et trésorier du syndicat AOP huile d’olive de Provence, a annoncé sur France Bleu une année « une année correcte » en quantités mais « exceptionnelle » sur le plan aromatique. Dès fin septembre, les oléiculteurs provençaux ont lancé la récolte, une à deux semaines plus tôt que d’habitude et ont bénéficié de conditions climatiques favorables. Dans l’Hérault, les moulins sont débordés par l’affluence de particuliers. L’huile est onctueuse et fruitée, malgré un aspect trouble.
Mais le bilan n’est pas le même dans d’autres régions de production. Dans les Alpes-Maritimes, toutefois, la sécheresse, les canicules et la mouche de l’olive ont décimé les récoltes. Dans le Gard, la récolte est en demi-teinte : -70 % d’olives en plaine, mais une qualité exceptionnelle sur les hauteurs.
La qualité prime sur la quantité
Malgré les aléas, la qualité des huiles françaises fait l’unanimité. « C’est une année où la qualité compense la quantité », souligne Bruno Goellner, moulinier du Gard sur France 3 Occitanie. Dans les Pyrénées-Orientales, les pluies tombées au bon moment ont favorisé la pollinisation, promettant un cru généreux et savoureux. En Provence, les premiers lots d’huile d’olive AOP sont très aromatiques, avec des notes fruitées et une belle longueur en bouche. Dans l’Hérault, les mouliniers vantent une huile « exceptionnelle ». La campagne d’huile d’olive française 2025-2026 restera marquée par ses extrêmes. Entre les récoltes catastrophiques des Alpes-Maritimes et l’abondance de l’Hérault, la qualité est au rendez-vous, offrant aux amateurs des huiles d’olive fruitées, onctueuses et pleines de caractère.
La France, lilliputien de l’huile d’olive
La récolte 2025-2026 succède a deux bonnes années de production en France. Celle-ci avait en effet été de l’ordre de 6 500 tonnes en 2024-2025 et de 6 622 tonnes en 2023-2024. La France reste cependant un Lilliputien sur la planète huile d’olive. La production était en effet de 2,56 millions de tonnes dans le monde en 2024. La filière française ne pourvoit qu’à 6 % de la consommation nationale d’huile d’olive, la majorité étant importée d’Espagne, d’Italie et d’autre pays méditerranéens.
Une filière haut de gamme
La filière française compte quelque 25 000 récoltants, dont la moins de la moitié sont professionnels. Ces derniers font vivre quelque 300 moulins et une soixantaine de confiseurs pour la transformation. Les huiles françaises, vendues en circuit court et à prix élevé, misent sur la qualité, la traçabilité et indications d’origine protégée, telle que l’huile d’olive de Provence, de Nyons ou du Languedoc.



