Salon Gourmet Sélection : les 23 et 24 septembre prochains, dans le pavillon 5.2 de la Porte de Versailles

Article mis en ligne par · 30 mai 2013

Directrice du premier et unique salon professionnel exclusivement dédié au marché de l’épicerie fine, Claire de Longeaux annonce un troisième millésime prometteur.

Vous vous êtes fixé un objectif de 5 500 visiteurs pour cette troisième édition, en progression constante depuis sa création en 2009 : ce nombre de visiteurs est-il amené à croître encore à l’avenir ?

Claire de Longeaux : C’est un salon réservé aux professionnels et l’on dénombre entre 4 000 et 4 500 épiceries fines en France. Nous sommes sur un marché restreint. L’accroissement du nombre des visiteurs ne passe donc plus forcément par l’accueil de nouveaux épiciers fins, mais par celui d’un nouveau public. Je pense aux professionnels de l’hôtellerie-restauration haut de gamme, aux restaurateurs qui disposent d’un corner dédié aux produits fins, mais aussi aux commerces de détails qui s’ouvrent à l’épicerie fine : les charcutiers, pâtissiers, fromagers…

Y a-t-il une tendance spécifique pour 2013 ?

C. de L. : Nous allons accueillir beaucoup de régions qui cherchent à promouvoir leurs produits ailleurs qu’à l’international. On revient au marché français pour le marché français. Nous sommes clairement dans le « made in France », le terroir, la proximité.

Ces régions viennent-elles faire la promotion de leur marque « région » ?

C. de L. : Non. Nous ne sommes pas sur un salon de marques, mais un salon de produits et la façon dont nous les mettons en avant a tendance à gommer la marque. Les exposants ont tous le même style de stands avec des surfaces minimisées de façon à ne pas mettre en avant les uns plus que les autres. La surface moyenne d’un stand est de 8 m2. En comparaison, au SIAL, c’est 25 m2. Nous sommes à l’échelle des entreprises que nous accueillons : 80 % d’entre elles ont entre zéro et dix salariés. Nous nous adressons également à des épiciers fins qui n’ont pas de grandes boutiques, la moyenne étant de 60 m2. Nous sommes vraiment dans le cadre de relations humaines, de petites entreprises à petites entreprises, avec des professionnels qui vont chercher à s’approvisionner en petites quantités et régulièrement.

Du côté des exposants, y a-t-il une tendance qui se détache ?

C. de L. : Je ne parlerais pas de tendance, mais j’ai noté quelques signaux. Je trouve, par exemple, que l’on entend beaucoup parler de mignardises, de miniatures, de petits produits comme de tout petits macarons, ou des gâteaux régionaux de taille très réduite proposés en accompagnement d’un café. Par ailleurs, avec du sel de vin ou de la vodka de vigne, on constate que la notion de croisement inspire de nouveaux produits plutôt créatifs.

Les exposants sont-ils fidèles au salon ?

C. de L. : Nous avons 75 % d’entreprises qui reviennent et un de taux de satisfaction important de 96 %.

L’accès au salon est gratuit. Qui peut y avoir accès et comment ?

C. de L. : C’est en effet gratuit pour tous les professionnels qui s’enregistrent ou reçoivent une invitation de notre part. Nous exerçons un contrôle en demandant lors du pré-enregistrement en ligne le numéro SIREN des postulants. Nous accueillons également beaucoup d’entreprises en création et, là encore, nous demandons de nous apporter des informations sur la nature et l’avancée du projet avant de délivrer un badge. L’échelle et l’organisation du salon permettent à nos visiteurs, venant souvent de province, de faire l’aller-retour dans la journée.

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