À l’heure où l’alimentation occupe une place centrale dans les préoccupations de santé, l’étude OpinionWay menée pour la plateforme JOW révèle que les Français sont nombreux à vouloir bien manger. Mais leurs bonnes intentions se heurtent encore à des freins bien concrets, en premier lieu le coût des produits. Un constat qui concerne pour partie les épiceries fines, en quête de nouveaux clients.
93 % des Français associent le bien-manger à une alimentation saine et équilibrée. Une quasi-unanimité qui montre que la qualité de l’assiette est devenue une priorité sociale. Pour y parvenir, 8 Français sur 10 cuisinent régulièrement maison, tandis que 76 % consomment davantage de fruits et légumes. La variété alimentaire, la réduction des produits ultra-transformés ou sucrés, ou encore l’introduction de légumineuses figurent parmi les autres leviers activés.
Des contraintes budgétaires qui pèsent
Mais ces efforts se heurtent à une réalité économique qui pèse de plus en plus lourd sur les ménages. Plus de la moitié des Français réduisent aujourd’hui leurs achats de produits de la mer (53 %), de poisson frais (52 %) et de viande fraîche (51 %). Ces arbitrages sont dictés par une contrainte budgétaire que 52 % des répondants identifient comme leur premier frein au bien-manger, devant le manque de temps (27 %) et de motivation (23 %). Pour les commerçants spécialisés, ces tendances appellent à repenser l’offre. Car si la santé guide les choix alimentaires, les consommateurs doivent aussi composer avec leur portefeuille.
Transparence et conseils recherchés
Autre enseignement notable de l’enquête : le besoin de repères fiables. 51 % des Français se fient au Nutri-Score, et 50 % examinent la composition nutritionnelle sur les emballages. Ils sont aussi 21 % à utiliser des applications comme Yuka. Toutefois, seuls 18 % se tournent vers les professionnels de santé, ce qui souligne le rôle que peuvent jouer les commerçants de proximité pour accompagner et conseiller les clients dans leurs choix alimentaires.
Une carte à jouer pour les épiciers fins
Pour les épiceries fines, cette photographie des pratiques alimentaires offre plusieurs leviers d’action. D’abord en valorisant les produits de saison, locaux et frais, qui répondent à la recherche de qualité et de naturalité. Ensuite, en proposant des kits ou paniers prêts à cuisiner, une solution déjà prisée par les plus jeunes consommateurs. Enfin, en enrichissant l’expérience d’achat par des recettes, astuces et animations, afin de combler le manque d’inspiration souvent exprimé. Dans ce contexte, la transparence devient un atout concurrentiel : l’origine des produits, les valeurs nutritionnelles ou les conseils de préparation sont autant de marqueurs différenciants qu’attendent les clients soucieux de mieux manger. Une approche que les épiceries fines peuvent d’autant plus investir qu’elles ont l’expertise et le savoir-faire pour incarner un modèle alimentaire à la fois raisonné, qualitatif et gourmand.
Sondage OpinionWay pour JOW. L’étude a été réalisée du 27 février au 9 mars 2025 auprès de 1 001 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus.