L’épicerie Cannelle à Royan

Article mis en ligne par · 25 novembre 2021

19 kilos de caviar vendus l’an passé chez Cannelle à Royan

Ouverte en 1980, cette ancienne boutique Hédiard située à quelques pas du Marché Central de Royan (classé Monument Historique en 2002) a séduit les nouveaux résidents à l’année qui ont pris racine dans la station balnéaire depuis le début de la crise sanitaire.

Christophe Guitton est un commerçant heureux. Ex-responsable de production dans l’industrie de la plasturgie, il ne regrette pas d’avoir patienté 2 ans après son licenciement économique pour trouver la boutique de ses rêves. « J’ai acheté ce commerce en avril 2019 dit-il, suite à une visite organisée par un mandataire. J’ai tout de suite su que c’était la bonne et l’affaire s’est faite en un mois et demi. »

Le caviar était vendu sous le manteau

38 m2 au 78 Boulevard Aristide Briand (le top pour les commerces de la ville), l’adresse était déjà une épicerie fine. Mais avec 80.000 € de C.A on peut dire qu’elle vivotait. Après avoir perdu la licence Hédiard, sa propriétaire avait continué la vente de thé en vrac (toujours avec Hédiard puis Dammann) et de quelques produits d’épicerie fine. 

Très vite, Christophe Guitton prend les choses en main : ajoute un rayon cave, développe l’épicerie fine et valorise le commerce du caviar (Sturia) et du saumon fumé (Barthouil) qui avant lui se faisait pratiquement sous le manteau faute d’une armoire réfrigérée bien placée dans la boutique. « Il s’est toujours vendu du caviar ici, mais il était conservé dans un frigo dans la réserve et seuls les initiés en achetaient. » Aujourd’hui les œufs d’esturgeon font partie des produits phares de l’épicerie, il s’en est vendus 19 kilos l’an passé.

Des fournisseurs privilégiés

Si les ventes de thé (Compagnie Coloniale) et de café (Voisin) font des achats récurrents ils ne pèsent que modérément dans les 200.000 € de C.A de la boutique Cannelle. Ce qui marche le mieux ? Ce sont les chocolats (Voisin) vendus au détail, l’épicerie fine sèche (conserves comprises) et les alcools qui représentent 15% du C.A. Certaines marques sont davantage présentes que d’autres. C’est le cas des épices de Comptoir Colonial et des huiles d’olive d’Alexis Munoz. « C’est lui-même qui m’a démarché il y a 2 ans commente Christophe Guitton, et comme le courant est tout de suite passé entre nous j’ai décidé de mettre ses produits en avant. » Le commerçant a également un lien privilégié avec la maison Barthouil (2 revendeurs en Charentes Maritimes) qui lui réserve chaque année 2 saumons sauvages de l’Adour (pas cette année malheureusement faute de pêche) et la Compagnie Coloniale. « Dammann avait des exigences particulières pour les revendeurs non affiliés avec des quantités trop importantes, j’ai préféré changer de fournisseur. »

47 € de panier moyen en novembre !

Les 600 références présentes en boutique marchent toutes bien. Composée de locaux à 90%, la clientèle est fidèle et généreuse. A 37 € le panier moyen est en progression de 10.5% depuis l’an dernier. « Et – confidence faite sourire aux lèvres- je suis à plus 69% en novembre avec un panier moyen à 47 €, c’est une belle progression que je dois aux nouveaux résidents à l’année qui boostent mon chiffre. » Les affaires sont donc bonnes pour cet épicier fin se prépare à acheter un nouveau magasin à Saintes, un corner Dammann et Palais des Thés avec un petit rayon épicerie fine qu’il entend développer avec les produits qui ont fait leurs preuves à Royan.

Cannelle épicerie fine
78 Boulevard Briand 17200 Royan
Tél : 05 46 05 25 20
www.cannelle-epiceriefine.com

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