Hénaff poursuit son développement sur le marché de l’épicerie fine

Article mis en ligne par · 19 octobre 2020

On ne présente plus la conserverie Hénaff créée en 1907 à Pouldreuzic en Bretagne. La petite boîte de pâté de porc devenue iconique a fait du chemin et se retrouve aujourd’hui sur les étagères d’une nouvelle génération de boutiques baptisées Hénaff & Co.

Cela fait déjà quinze ans que la célèbre conserverie de Pouldreuzic a ouvert une première boutique à sa marque. L’idée à l’époque, était de disposer d’un espace pour accueillir et vendre des produits aux visiteurs assez nombreux qui demandaient à visiter une entreprise qui ne se visite pas ! Le concept a remporté un tel succès qu’en 2010, trois ans après avoir inauguré dans la ferme du fondateur un musée-maison, il a fallu en créer une nouvelle, plus grande. Et c’est également à cette époque que la marque s’est ouverte à d’autres producteurs (de qualité) de la région afin de compléter son offre. Hénaff & Co prenait forme avec un concept qui propose désormais 50 % de références d’autres marques : La Compagnie Bretonne, Baronny’s, Christine Le Tennier, La Cour d’Orgères font partie de cette petite trentaine d’entreprises qui elles aussi, revendiquent la Bretagne haut et fort.

Expérimenter le métier de producteur

“Ensuite, raconte Loïc Hénaff, président du directoire de Jean Hénaff SA, est arrivée l’opportunité de la gare de Rennes. Quelqu’un nous a soufflé que nous incarnions bien la Bretagne et que, puisque nous portions avec nous quelques-uns des meilleurs producteurs de la région, il serait légitime que nous soyons présents dans cette nouvelle gare.” Bien que le groupe affirme ne pas avoir l’intention de monter un important réseau de boutiques, le choix d’ouvrir en gare de Rennes a également été couronné de succès. “C’est la première fois que nous nous éloignons de notre écosystème naturel (le siège de l’entreprise), et cela nous a permis d’expérimenter un peu plus le métier de distributeur souligne Loïc Hénaff. Les retours sont bons et notre signature Nos Saveurs de Bretagne permet de bien nous identifier comme une marque qui peut porter la Bretagne” confie celui qui est par ailleurs et depuis 2016, président du réseau Produit en Bretagne.

Hénaff en chiffres

  • CA de 47 M€ avec 282 collaborateurs.
  • 4 sites spécialisés (abattoir, conserves et saucisses fraîches à Pouldreuzic (29) – transformation des algues à Rosporden (29) – charcuterie bio près de Rennes (35) – production de spiruline dans la Drôme (26).
  • 4 boutiques Hénaff & Co.
  • Présence des marques Hénaff et Christine Le Tennier dans 35 pays.
  • 250 recettes…

Jouer un rôle dans la distribution

Loïc Henaff
Loïc Henaff

Il y un an la question s’est posée : Faut-il ou non faire le choix de s’implanter ailleurs pour travailler ce concept ? “On avance en marchant constate le chef d’entreprise, et comme nous avions comme autre projet de faire du lien digital avec un site de vente en ligne dédié (henaffandco.com), nous avons décidé d’inaugurer en juin dernier deux boutiques, l’une à Pont-Aven et l’autre à La Trinité-sur-Mer. Quatre boutiques dans des environnements commerciaux différents, un site marchand… nous sommes en train d’apprendre et je ne suis pas tout à fait capable de vous dire si nous allons aller plus loin, nous mettre sur le marché de la franchise ; c’est trop tôt. Ce qui est certain en revanche, c’est que nous sommes en train de voir comment nous pouvons jouer un rôle dans la distribution de produits bretons de haute qualité.”


De la suite dans les idées

Ce n’est pas la première fois qu’Hénaff manifeste des envies de montée en gamme. On se souvient qu’en 2009 cette entreprise avait confié à Frédérick E. Grasser Hermé, le soin de concocter un livre de recettes créatives flirtant avec la philosophie bistronomique naissante.
La planète grand chef avait aimé !
Puis il y a eu les boîtes traditionnelles qu’il est toujours possible de personnaliser avec une étiquette sur-mesure… Du pâté de porc en cadeau : il fallait oser !

Objectif bio

Le groupe Hénaff s’est fixé comme objectif 30 % en bio en 2030. Cette offre séduit des consommateurs chaque jour plus nombreux, qui achètent les 10 % de la production bio actuelle. Avec des écarts de prix conséquents : la viande de porc bio étant trois fois plus chère que la viande traditionnelle.


Bruno Lecoq

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