Interview exclusive Frédéric Terrisson, Le Monde du Bio Gourmet

Article mis en ligne par · 17 février 2020 ·

Frédéric Terrisson, nouveau directeur général de Natimpact

Après avoir successivement racheté Naturgie Favols et Bovetti Chocolats, Natimpact se structure. Le consortium, qui associe le fonds « vert » Triodos aux investisseurs Didier Suberbielle (ex-Nutrition & Santé) et Frédéric Grünblatt, (ex-Vitafrais), vient de se doter d’un directeur général, Frédéric Terrisson. Ce dernier exerçait précédemment la fonction de directeur des réseaux spécialisés chez Nutrition & Santé. Il nous accordé une interview sur le salon allemand Biofach.

Le Monde du Bio Gourmet interview Frédéric Terrisson

Le Monde du Bio Gourmet : M. Terisson, quand avez-vous pris les fonctions de directeur général de Natimpact ?
Frédéric Terrisson : J’ai été nommé le 1er février 2020, c’est-à-dire le surlendemain de la signature du rachat de Bovetti par Natimpact, qui s’accompagne d’une augmentation du capital, ouvert à deux nouveaux actionnaires : les filiales d’investissement du Crédit Agricole, Grand Sud-Ouest Capital et Charente Périgord Expansion. Avec Bovetti et Naturgie Favols, Natimpact fédère un chiffre d’affaires annuel proche de 20 millions d’euros.
LMBG : Confirmez-vous le maintien de Walter Bovetti à la tête de l’entreprise éponyme ?
FT : Valter Bovetti a annoncé son intention de se retirer à terme mais il continuera dans un premier temps de diriger l’entreprise. Natimpact détient 75 % des parts de Bovetti aux côtés de la famille Bovetti. Notre principe est de préserver l’autonomie de chaque structure en termes industriel et de recherche & développement. Il n’y aura pas de quête systématique de synergies, les économies d’échelles n’interviendront qu’à la marge. Il n’est pas question de nommer un directeur des achats chez Natimpact !
« La force de vente Naturgie commercialisera Bovetti dès le 1er mars »
LMBG : Quel est votre rôle au sein de cette « fédération de PME » que veut constituer Natimpact ?
FT : Mon rôle est double. J’ai une première mission interne qui consiste à accompagner le développement commercial des deux entreprises. Nous allons mutualiser les forces de vente. Le 1er mars 2020, les équipes de Naturgie commenceront à vendre les produits Bovetti. Bovetti est présent dans 300 épiceries et magasins bio. Naturgie dans 2 500 points de vente. Il est donc logique que les commerciaux de Naturgie représentent aussi la marque Bovetti. Parallèlement à cette mutualisation des forces de vente, je vais prendre contact avec les centrales de référencement des enseignes. Naturgie Favols travaille avec toutes les enseignes. Il y a là du potentiel de négociation et de croissance.
 « Objectif 50 à 100 millions d’euros de CA à l’horizon 2025 »
 
LMBG : Quel est le deuxième volet de votre mission ?
FT : Ce deuxième axe est celui de la croissance externe. Notre objectif est d’atteindre 50 à 100 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2025, en procédant à l’acquisition d’entreprises alimentaires bio à valeur ajoutée. Nous souhaitons nous diversifier tout en privilégiant le secteur de l’épicerie bio en affinité avec le projet de développement de la bio et de responsabilité sociale et environnementale de notre actionnaire majoritaire, Triodos. Nous visons des entreprises dont la taille et le potentiel de rationalisation nous permettra d’exercer un effet de levier important.

Olivier Costil


 
 
 
 
à gauche Philippe Blanc Directeur Général Naturgie Favols à droite, Frédéric Terrisson Directeur Général Natimpact