L’apéritif à la maison grignote l’apéro au resto

L’apéritif à la maison grignote l’apéro au resto

L’inflation n’entame pas le rituel de l’apéro. Deux ans après une première étude menée avec l’Obsoco sur le devenir post-Covid du rituel de l’apéro, le Syndicat des Apéritifs à Croquer a de nouveau sondé les Français. L’édition 2024 confirme que, malgré les aléas économiques, l’apéritif reste une habitude ancrée. Elle s’adapte et évolue au gré des tendances et mutations sociétales.

Prendre l’apéritif, une habitude très ancrée…

Le resserrement du pouvoir d’achat des ménages a eu un impact direct sur les sorties au restaurant, dans les bars ou festives : 43 % des Français déclarent s’imposer de fortes restrictions dans ce domaine. La consommation alimentaire a également souffert : 34 % se restreignent sur leurs courses alimentaires.

… Qui résiste à la crise inflationiste

Cependant, l’apéritif reste une habitude très bien ancrée avec 95 % des répondants qui le pratiquent au moins une fois dans l’année, soit cinq points de plus qu’il y a deux ans. Si la part des adeptes de l’apéro hebdomadaire reste à peu près stable (31 % en 2024, 32 % en 2022), les plus occasionnels sont un peu plus nombreux (+ 3 points pour ceux qui le prennent un à trois fois par mois, à 30 %). La fréquence est particulièrement élevée chez les 25-34 ans, parmi les couples et les actifs.

Le plaisir de recevoir, troisième motivation

Plus d’un tiers des Français confient se rendre moins souvent dans les bars et restaurants pour un apéritif que deux ans auparavant. Mais l’apéritif à domicile reste, lui, relativement préservé, avec 24 % des Français seulement qui admettent le pratiquer moins souvent qu’il y a deux ans. Un cinquième des Français prennent l’apéritif au café ou restaurant au moins une fois par mois. À l’inverse, 45 % des Français organisent au moins une ou deux fois par mois un apéritif chez eux et 14 % déclarent en organiser plus souvent.

Parmi les motivations à prendre ou organiser un apéritif, « le plaisir de recevoir » (50 %) a gravi la troisième marche du podium. L’item figurait à cinquième place il y a deux ans, avec 33 % de répondants, après « partager et échanger avec vos proches » et « se détendre, décompresser ». Les deux premières motivations restant « le plaisir de partager et d’échanger avec ses proches ou convives » et « le fait de vivre un moment de convivialité et de rigolades », à égalité (54 %).

À domicile, ç’est moins cher et plus créatif

L'apéro - Etude conso france 2024 Syndicat des apéritifs à croquer

Ce repli sur le domicile se base logiquement par des raisons économiques. Pour 84 % des sondés, l’apéritif au domicile est en effet plus économique qu’à l’extérieur. Par ailleurs 66 % estime que prendre un apéritif dinatoire est plus économique et pratique qu’organiser un dîner. De plus, organiser un apéro chez soi offre une plus grande variété de choix selon 82 % des pratiquants. Dans le même temps, il permet de laisser libre cours à sa créativité en cuisine : 65 % aiment essayer de nouvelles recettes ou des combinaisons de produits apéritifs.

Une habitude moins régulière et plus festive

La pratique de l’apéritif reste plurielle avec une riche typologie de « moments apéro ». En tête se classent les « apéros pour des événements particuliers (anniversaires, fêtes…) » (66 %), suivis des « apéros en vacances » (55 %), des « apéros dinatoires » (50 % contre 48) et « en fin de semaine » (43 %).

Les moments occasionnels « événements particuliers » et « en vacances » sont en progression (+10 points par rapport à 2022). A l’inverse, les moments plutôt réservés aux actifs en télétravail « apéro fin de semaine » et « apéros visio » qui avaient gagné en popularité à la suite de la crise sanitaire enregistrent cette année une diminution (-5 points).

Les Jeux Olympiques en ligne de mire

D’autres moments se sont également installés dans les habitudes des Français, tels que « l’apéro devant un film ou une série » (22 %, stable) et l’apéro avant une soirée » (14 %). Sa pratique est en baisse (-5 pts.) mais il reste en pointe chez les jeunes.

La pratique de l’apéro « soirée jeux » est stable (13%). La même proportion participe à des soirées « compétition sportive » ont quant à elle rassemblé seulement 13 % des Français autour d’un apéro début 2024. Cette faible part devrait augmenter avec les JO, car les spectacles sportifs sont perçus comme propices aux apéros par 43 % des répondants.

Les apéritifs à croquer en bonne place sur le plateau

Crackers, bretzels, tuiles, tortillas, biscuits, soufflés, cacahuètes, amandes, noix de cajou… Le Syndicat des Apéritifs à Croquer peut se satisfaire du fait que neuf Français sur dix, les convient à l’apéro. Les préférences des répondants se portent dans un mouchoir de poche vers les graines et fruits à coque salés, grillés et aromatisés (51 %), les biscuits salés et soufflés (48 %), les tuiles (48 %), les graines et fruits à coque non salés (43 %). Un apéritif « idéal » propose huits produits différents dont trois à croquer.

Le prix du produit n’est pas un frein

Le fait qu’il apporte « de la variété et du choix » (24 %), et son caractère « économique, d’un bon rapport qualité/prix » (22 %) sont de plus en plus appréciés (respectivement +4 et +6 points par rapport à 2022 en tant que premier choix). Mais il est intéressant de souligner que pour quatre consommateurs sur cinq, le prix n’est pas vraiment voire pas du tout un frein à l’achat.

Méthodologie de l’étude « Les Français et l’apéritif »

Cette étude quantitative s’appuie sur une enquête réalisée en ligne du 11 au 19 mars 2024 auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population de France métropolitaine âgée de 18 à 75 ans (panel Respondi).

apéro poissons carotte

l’Obsoco

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