Le marketing olfactif : un outil pour optimiser les ventes ?

Article mis en ligne par · 10 décembre 2015

Le vent tourne en faveur du marketing olfactif qui aura mis du temps pour convaincre les professionnels français de son utilité. Créée en 2009 à Lyon par Stéphane Arfi, la société Emosens s’est spécialisée dans la gestion des ambiances odorantes avec un objectif : aider les entreprises à créer des climats favorables au bien-être de leurs collaborateurs et par extension, de leur clientèle.

« Les propriétaires de magasins ont fait partie de nos premiers clients avec les hôteliers » déclare le chef d’entreprise qui se félicite du chemin parcouru en 7 ans. En augmentation constante, sa clientèle se recrute désormais un peu partout : sièges sociaux d’entreprises, stations de métro, grandes surfaces, mairies, parkings, maisons de retraite…  Avec d’autant plus de succès que la technologie déployée est simple et s’adapte à quasiment tous les contextes. Il s’agit en effet de diffuser des particules de parfum via un appareil portable (de 10 à 300 m2) ou le circuit de climatisation de l’établissement pour les plus grands espaces.

« Le sens olfactif est le sens le plus développé chez l’homme, commente Stéphane Arfi et c’est également celui qui marque le plus longtemps la mémoire. D’un point de vue marketing, c’est donc un domaine particulièrement intéressant à explorer : avec un effet bien supérieur au son, les odeurs permettent de générer des émotions. »

Mieux capter la clientèle – Rassurant et familier, un parfum bien choisi va contribuer à faire par exemple, que la clientèle reste plus longtemps sur le lieu de vente et par conséquent, qu’elle dépense davantage notamment au niveau des achats d’impulsion. Pour asseoir son propos, la société Emosens collabore avec deux chercheurs – Julien Grobert et Caroline Ardelet – dont les études confirment l’impact d’un bon parfum sur les ventes.

D’un point de vue purement pratique, l’approche est simple. Les professionnels qui entrent en contact avec Emosens se voient conseiller une sélection de parfums correspondant à leur activité et à leur cible et une fois leur choix fait, ils reçoivent un diffuseur préprogrammé qu’il ne reste plus qu’à brancher. Ce service, proposé sous forme d’abonnement mensuel (compter environ 50 €), prend en charge l’entretien de l’appareillage et le renouvellement des cartouches de parfum dont la durée de vie est d’environ 4 mois. « Nous avons plus de 500 parfums à notre catalogue, commente Stéphane Arfi et nous en créons régulièrement de nouveaux. »

Un principe adaptable au commerce alimentaire –  Pour ce qui concerne le commerce alimentaire, il ne va pas s’agir de proposer un parfum de pain à une boulangerie ou un parfum de chocolat à un chocolatier. Ce serait contre productif. Ainsi, pour une épicerie fine, on ne travaillera pas sur un parfum gourmand dont la redondance avec les produits vendus en magasin serait mal perçue, mais sur l’élaboration d’un parfum évocateur du luxe, à partir de notes boisées ou de fruits rouges idéalement dosés. L’idée directrice consistera à évoquer le raffinement, un peu à l’image des palaces. À Lyon toujours, Florent Perez, propriétaire de l’épicerie fine Boutargue & Wine, teste avec satisfaction ce process depuis un an.

 « Je voulais, précise le commerçant, conforter mes ventes en vins et alcools et le parfum que j’ai choisi évoque celui d’une vraie cave. Les clients m’en font la remarque régulièrement et cela les séduit. » Même s’il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions chiffrées certifiées, les retours d’expériences positives semblent se multiplier. Il s’agit donc ici d’une piste à explorer en cette fin d’année où les notions de bien-être et de « bulle de réconfort » n’ont jamais été aussi importantes.

Contact
www.emosens.fr

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