Fondé en mars 2024 par Élodie Toullelan et Mathieu Le Gal, le commerce de bouche MiAM associe l'épicerie fine et la petite restauration. Le couple n’hésite pas à faire sortir les produits de la boutique pour les faire découvrir à une clientèle encore à séduire.
Le Monde de l’Épicerie Fine – Elodie, Mathieu, d’où vient votre intérêt pour l’épicerie fine, et comment est-elle devenue un projet professionnel concret ?
Élodie Toullelan – Avant d’ouvrir MiAM, nous avons tenu un restaurant pendant deux ans. Puis, nous avons ressenti le besoin de trouver un meilleur équilibre entre notre vie professionnelle et notre vie familiale, notamment pour profiter davantage de nos enfants.
Nous souhaitions toutefois rester dans un univers qui nous passionne profondément : la gastronomie. Pour Matthieu, qui est cuisinier de métier, continuer à travailler des produits de qualité était une évidence. De mon côté, j’aime le contact humain et prendre le temps d’échanger, de conseiller et d’accompagner les clients dans leurs choix.
L’épicerie fine nous a semblé être le projet idéal, car elle réunit ces deux dimensions : l’amour des bons produits et les relations humaines avec les personnes qui poussent la porte de la boutique mais aussi avec les producteurs que nous mettons en lumière.
LMEF – Que trouve-t-on chez MiAM ?
Mathieu Le Gal – Chez MiAM, nous présentons plus de 500 références d’épicerie fine et nous proposons une offre de petite restauration à emporter. Nous avons également une vitrine réfrigérée dans laquelle les clients trouvent du fromage et de la charcuterie à la coupe ainsi que des produits frais pour l’apéritif, comme nos olives et nos tartinables faits maison préparés en portions et prêts à emporter.
Notre sélection reflète avant tout nos goûts, nos découvertes, nos rencontres et nos voyages. Nous choisissons chaque produit avec la même exigence : il doit être bon, de qualité et visuellement attractif. Ce dernier critère est aussi très important car un tiers de nos clients entre pour chercher une idée de cadeau. Nous privilégions les producteurs locaux lorsque cela est possible, mais nous allons aussi chercher les meilleurs produits ailleurs, partout en France et également dans certains pays d’Europe : en Italie, en Espagne, en Grèce, en Belgique et également au Royaume-Uni.
Ce qui nous tient particulièrement à cœur, c’est de partager l’histoire de chaque produit. Nous prenons le temps de conseiller chaque client – s’il le souhaite bien sûr – et de le guider dans ses choix.
LMEF – Pouvez-vous nous présenter votre offre de restauration à emporter ? Quel part du chiffre d’affaires représente-t-elle ?
M.LG. – Notre offre de petite restauration évolue en permanence au rythme des saisons et des arrivages. Nous proposons en moyenne sept plats à la carte. Durant la période estivale, nous privilégions des recettes fraîches, comme des salades, tandis qu’en automne et en hiver, nous proposons une cuisine plus riche avec des plats comme les lasagnes, le bœuf bourguignon ou encore l’intemporelle purée-saucisse. Nous veillons à avoir systématiquement à la carte au moins une alternative végétarienne.
Côté desserts, cinq options sont préparées chaque jour : flanc pâtissier, financiers, cookies, madeleines et bien d’autres encore. Nous faisons également des sandwichs à la demande. Aujourd’hui, la petite restauration représente environ 55 % de notre chiffre d’affaires. C’est finalement assez équilibré.
LMEF – Quels sont les produits de votre gamme d’épicerie fine qui se vendent le mieux ?
E.T. – Les meilleures ventes évoluent au fil des saisons. En ce moment, il y a un fort engouement pour les huiles d’olive et les vinaigres. Les clients ont envie de cuisiner des plats légers et de composer de belles salades (sourire).
De manière plus générale, tous les produits autour de l’apéritif se vendent très bien. C’est une catégorie qui fonctionne toute l’année, avec une demande encore plus marquée pendant la période estivale.
LMEF – Comment se porte MiAM ?
E.T. – Nous ressentons que la conjoncture économique et les différentes tensions internationales provoquent un climat d’incertitude et mettent les consommateurs dans une position plus prudente. Jusqu’à présent, MiAM s’est toujours bien porté et a réussi à tenir ses objectifs. Mais depuis le mois dernier, nous constatons une baisse d’environ 15 % des ventes, ce qui est une première depuis notre ouverture. Nous observons un réflexe de retenue assez généralisé, et notamment sur les achats plaisir. Et forcément, des commerces de bouche comme le nôtre sont directement impactés.
LMEF – Enfin, organisez-vous régulièrement des animations ?
M.LG. – Oui, nous organisons des dégustations en boutique de façon occasionnelle disons. La dernière en date était une dégustation de cocktails sans alcool lors de laquelle le producteur était présent.
Nous participons plus régulièrement à des événements hors de la boutique, comme des marchés de Noël ou certains salons locaux – tels que Festibulles – au cours desquels nous présentons nos produits ainsi que notre boutique. Cela nous permet d’aller à la rencontre d’un public qui ne nous connaît pas forcément.
Propos recueillis par Laura Margis
Fiche technique
Date d’ouverture : 19 mars 2024
Nom des gérants : Élodie Toullelan et Mathieu Le Gal
Surface de vente : 100 mètres
Nombre de références : 500
Nombre de personnes sur la surface de vente : 2
MiAM
33 Rue des Argentiers, 33000 Bordeaux
05 57 14 98 61
elodie.toullelan.elo@gmail.com
Facebook : @Miam
Instagram : @miam.saintpierre
