fauchon

La biscuiterie Galapagos s’offre Fauchon

Propriété de la famille Ducros depuis 2004, Fauchon — marque emblématique de l’épicerie fine — vient d’être cédée à Galapagos, entreprise bretonne également familiale qui produit les célèbres Gavottes et les biscuits Traou Mad. Samy Vischel, président du groupe Fauchon jusqu’au 3 juillet, nous en dit un peu plus sur cette transaction dont le prix n’a pas été dévoilé.

LMEF – La vente de Fauchon vient d’être annoncée. Pouvez-vous nous dire comment les choses se sont passées ?

Samy Vischel – Michel Ducros a rencontré il y a quelque temps Christian Tacquard, propriétaire du groupe Galapagos, pour d’autres projets ; ils se sont liés d’amitié et la question de la vente s’est posée plus tard. Et comme Michel Ducros tenait absolument à ce que Fauchon reste dans le cadre d’une entreprise française et familiale attachée au patrimoine, il a cédé 100 % de la marque, en dehors de l’hôtel Fauchon à Paris qui reste la propriété à 51 % de la famille Ducros et dont je reste le président. Je reste également cogérant d’Herbapac, spécialiste du thé et de l’infusion.

LMEF – C’est un moment historique pour Fauchon.

S.V – En effet, c’est quelque chose de très positif. Tout le monde est maintenu à son poste et Fauchon va pouvoir conserver son positionnement haut de gamme et poursuivre son développement en France et à l’international avec des moyens plus importants, qui ne viennent pas d’un fonds de pension ou d’un groupe étranger. Il faut savoir que Fauchon est rentable depuis trois ans et qu’elle le sera bientôt depuis quatre puisque l’année en cours est également profitable. Nous avons remonté la pente de l’après-Covid après des années difficiles. L’entreprise est solide et son siège reste à Paris. C’est Jérôme Tacquard – le fils de Christian – qui prendra ma suite le 2 juillet prochain : il s’installera personnellement à Paris et je l’accompagnerai bien sûr le temps qu’il faudra.

LMEF – À titre personnel, c’est une belle aventure qui s’achève…

S.V – Bien sûr, une aventure qui aura duré seize ans. C’est une réussite pour moi parce que j’ai appris et fait beaucoup de choses. Je suis parvenu à sauver cette maison et c’est une belle fierté. D’autres enseignes n’ont pas eu cette chance. Mais je suis heureux de cette opération qui va permettre à Fauchon de continuer de grandir dans un environnement favorable avec aux commandes, des experts du produit. Pour ma part, j’y ai mis beaucoup de cœur et d’énergie et je compte prendre quelques semaines de recul, profiter de mes vacances et je me poserai la question de la suite à donner à la rentrée.

Propos recueillis par Bruno Lecoq

Partager sur :

Facebook
Twitter
LinkedIn

« * » indique les champs nécessaires

Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.