Le goût de l’Ile-de-France

Article mis en ligne par · 10 septembre 2013

Pourquoi aller chercher ailleurs ce que l’on trouve à côté de chez soi ? La démarche de Louis Bataille (24 ans) et Guillaume Caffin (25 ans), créateurs de la marque Les Deux Gourmands, pourrait se résumer ainsi.

« Nous voulions, disent-ils, faire découvrir ou redécouvrir l’Ile-de-France grâce à ses produits d’exception. Nous avons donc choisi de proposer une gamme de biscuits composés à partir des meilleurs ingrédients situés au plus près du centre de Paris, plus exactement du point zéro des routes de France, concrétisé par cette rose des vents située sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame dont nous avons fait notre logo. »

Tout a commencé fin 2011 avec quatre recettes de sablés fabriquées dans leur atelier de Crespières (78), mettant en valeur le coquelicot de Nemours, le miel du Gâtinais, la pomme de Brie et le chocolat du Pecq. L’essentiel des ingrédients (farine, œufs, sucre…) venant également d’Ile-de-France, les deux associés ont fait le choix de citer leurs fournisseurs sur leurs emballages en indiquant précisément le produit qu’ils avaient fourni, leur nom et à combien de kilomètres de Paris ils se situaient. Une approche originale, un packaging futé jouant sur la jeunesse des créateurs (en photo sur une des faces de leurs boîtes) et une traçabilité limpide leur ont ouvert les portes de La Grande Epicerie de Paris en juillet dernier et, depuis ce mois de septembre, du Lafayette Gourmet.

Louis et Guillaume sont satisfaits : « Notre démarche qualitative et régionale a été comprise, analysent-ils. Beaucoup de portes se sont ouvertes. Nous n’avons pas démarché de clients, simplement répondu à la demande. » 
Il faut dire que les deux producteurs le sont vraiment puisque ce sont eux qui mettent la main à la pâte et fabriquent de A à Z les biscuits qu’ils diffusent.

“Nous n’avons pas démarché de clients, simplement répondu à la demande.”

Avec la satisfaction de voir non seulement leur travail récompensé par des remarques flatteuses (les biscuits ont le goût du fait-maison) et de se savoir pris au sérieux. Début juillet par exemple, la ferme de Grignon venait de leur annoncer qu’elle allait augmenter sa production de beurre rien que pour eux. Entourés de quatre stagiaires, les deux chefs d’entreprise prennent également le temps de penser à l’avenir : une gamme de biscuits bio est annoncée pour la fin de l’année, ainsi qu’une huile de colza et peut-être des sirops.

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