Georgette

L’épicerie fine & café Georgette : « le repère des bons vivants et des fins gourmands »

À Hourtin, au cœur du Médoc, l’épicerie fine & café Georgette propose une sélection de produits gourmets, de pâtisseries maison et de plats végétariens préparés à partir des invendus de la boutique. Georgette participe pour la première fois au concours Les Épicures qui récompense les meilleures épiceries fines de l’année. Rencontre avec Laure Lapie, fondatrice de l’enseigne.

Le Monde de l’Épicerie Fine – Quel a été votre parcours avant de créer votre épicerie fine Georgette et qu’est-ce qui a déclenché ce projet ?

Laure Lapie – J’ai travaillé pendant quinze ans dans la logistique, au sein d’entreprises de négoce de vins. Cette expérience m’a beaucoup appris sur la rigueur, la gestion des flux et la réalité économique d’un produit, de sa sélection à sa distribution. Cela m’a aussi permis de développer une vraie sensibilité à la valorisation des savoir-faire : raconter un produit, comprendre son origine, défendre sa qualité…

Au fond, j’ai toujours eu envie de créer mon propre lieu. Depuis mes vingt ans, je rêve d’un espace dédié aux « bonnes choses ». Je viens d’une famille de commerçants – quincailliers, restaurateurs, poissonniers – et mon arrière-grand-mère était épicière. Cette culture du commerce de proximité et du lien avec les clients a finalement toujours été très présente dans ma vie.

C’est ainsi qu’est née Georgette. Le projet s’est construit à la fois comme l’aboutissement d’un rêve personnel et comme une réponse à un territoire. Hourtin, à dix kilomètres de l’océan, offre un bel équilibre entre clientèle annuelle fidèle et dynamisme saisonnier. Georgette s’est développée en s’adaptant aux besoins des clients et à la réalité économique locale.

LMEF – Comment définiriez-vous le concept de Georgette ?

L.L. – J’aime décrire Georgette comme le repère des bons vivants et des fins gourmands. C’est avant tout la boutique des bonnes choses : des produits d’épicerie soigneusement sourcés, des fruits et légumes bio et locaux, des fromages artisanaux, ainsi qu’une sélection de vins de Bordeaux mettant en lumière des vignerons engagés et des approches plus contemporaines.

J’ai voulu créer un lieu dans lequel on se sent bien dès que l’on passe la porte. L’ambiance est chaleureuse, presque familiale, avec des meubles anciens et des matériaux bruts comme le bois et le marbre. L’atmosphère conviviale invite le visiteur à prendre son temps : Georgette c’est plus qu’un commerce, c’est un lieu de vie et de rencontres.

Je propose des plats végétariens que je cuisine à partir des invendus de légumes ainsi que des pâtisseries maison à savourer avec une boisson. La boutique compte une dizaine de places assises, permettant aux clients de se restaurer sur place.

LMEF – Quelle histoire se cache derrière le nom Georgette ?

L.L. – Georgette, c’est le prénom de mes deux grands-mères. Elles adoraient toutes les deux rassembler la famille autour d’un bon repas et d’une belle table soignée. L’une accordait une attention particulière au contenu des assiettes, tandis que l’autre veillait surtout à leur présentation. Pour moi, Georgette, c’est finalement l’alliance du bon et du beau, tout en rendant hommage à ces deux femmes et à tout ce qu’elles m’ont transmis.

LMEF – Comment avez-vous construit votre offre ?

L.L. – Mon offre s’est construite progressivement, au fil de mes découvertes et de mes rencontres. Au départ, je parcourais la région à la rencontre de mes producteurs avec mon camping-car, surnommé Bonnie, mais c’est devenu plus difficile une fois la boutique ouverte. C’est quelque chose que je souhaite remettre en place.

Pour le vin, mon expérience de quinze ans dans le négoce m’a beaucoup aidée. Je propose uniquement des Bordeaux atypiques, afin de réconcilier les gens avec les vins locaux et montrer qu’il existe une approche plus contemporaine et accessible du vignoble bordelais.

Pour les fruits et les légumes, je privilégie le 100 % bio et de saison. Je m’approvisionne au maximum auprès de producteurs locaux du Médoc et pour le reste, c’est via un distributeur bordelais, en respectant toujours le rythme des saisons.

L’offre d’épicerie fine est issue d’un sourcing très diversifié : bouche-à-oreille, salons comme Les Épicures notamment, réseaux sociaux… Mon critère principal est simple : je choisis ce qui est bon et bien fait. La labélisation bio est un plus, mais ce n’est pas un critère indispensable.

J’ai également intégré quelques objets de décoration locaux comme les bougies fabriquées par deux artisanes d’Hourtin : le pot en céramique est d’Alchimie Tactile et la cire végétale de Les Petites Bohèmes.

Face aux pertes importantes de fruits et légumes, j’ai développé une offre de plats végétariens et de pâtisseries à consommer sur place ou à emporter. Elle n’était pas là au début. Elle a finalement beaucoup plu à mes clients et a nécessité un réaménagement de la boutique pour créer un espace d’environ dix places assises.

Enfin, je propose aussi des plateaux champêtres pour des occasions festives ou des pique-niques et des malles gourmandes à offrir. La malle est un objet de décoration à réutiliser.

LMEF – Comment se porte Georgette ?

L.L. – Georgette se porte bien, merci (sourire). Je suis très contente de son évolution. L’activité est en croissance constante : nous sommes passés d’environ 100 000 euros la première année (sur six mois) à 200 000 euros la deuxième, puis à près de 240 000 euros la troisième.

Je me suis rendue compte que les fruits et légumes occupaient trop d’espace et ne généraient pas une marge suffisante. Grâce à mon expérience en analyse de chiffres, j’ai repositionné ce rayon vers le fond de la boutique afin d’inciter les clients à explorer l’ensemble des rayons et en particulier ceux de l’épicerie fine. Ces ajustements, basés à la fois sur les chiffres et sur l’écoute des clients, ont permis d’augmenter les ventes, notamment sur le fromage et l’épicerie fine, qui sont les deux pôles générant aujourd’hui le plus de chiffre d’affaires annuel.

LMEF – Quels sont les projets à venir ?

L.L. – Tout d’abord, je souhaite développer les malles gourmandes, non seulement en boutique physique mais aussi en ligne sur le site web de Georgette.

Je souhaite également démarcher les entreprises du Médoc pour leur proposer mes créations cadeaux.

J’aimerais également mettre en place des événements mensuels en boutique autour d’accords fromages et vins – ou bières – car mes clients m’en font régulièrement la demande.

Enfin, mon projet le plus ambitieux est de créer une cuisine au sein de Georgette, sous réserve de l’accord de la propriétaire des lieux. Actuellement, je prépare mes plats depuis mon domicile, en dehors des heures d’ouverture. Pouvoir cuisiner directement dans la boutique pendant les heures permettrait d’optimiser le temps et, pourquoi pas, de développer l’offre.

Propos recueillis par Laura Margis

Fiche technique

Date d’ouverture : 14 juin 2023

Nom de la gérante : Laure Lapie

Surface de vente : 45 mètres carrés

Nombre de références : 600 références

Nombre de personnes sur la surface de vente : 1 à l’année, 3 l’été et 2 à Noël.

 

Georgette

6 place de l’Église, 33990 Hourtin

06.35.36.09.87

georgette.epicerie@gmail.com

https://georgette-epicerie.fr/

Facebook : @Épicerie Georgette Hourtin

Instagram : @georgette.epicerie

Partager sur :

Facebook
Twitter
LinkedIn

Abonnement Newsletter

« * » indique les champs nécessaires

Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.
En validant ce formulaire, j’accepte de recevoir les Newsletters Le monde de l'EPICERIE FINE. J’accepte également que mes données soient réutilisées conformément à notre politique de confidentialité.